Auteur : Audry Henriet

La trousse d’urgence émotionnelle

Le sujet est délicat puisqu’il touche l’inconscient collectif. Nous sommes tous plus ou moins touchés par les derniers événements sur Paris. Il est d’autant plus important de comprendre comment notre…

Le sujet est délicat puisqu’il touche l’inconscient collectif. Nous sommes tous plus ou moins touchés par les derniers événements sur Paris. Il est d’autant plus important de comprendre comment notre mental et notre émotionnel fonctionnent.

Le mental (ces petites voix dans notre tête) est en lien direct avec nos émotions. Il tourne en boucle, ressassant toujours les mêmes histoires, alors que dans notre cœur les émotions se bousculent. C’est le moment plus que jamais de se placer en observateur de ce qui se passe dans notre intérieur, d’écouter nos petites voix, d’observer nos peurs, nos colères, nos culpabilités, et d’essayer de ne pas partir dedans. Juste observer le fonctionnement de notre psyché.

Lors de mon dernier cours de méditation une élève posait la question suivante : peut-on être serein lorsque tant de personnes souffrent juste à nos cotés ?
Premièrement, stoppons toutes culpabilités : nous ne pouvons pas être responsables d’un événement que nous n’avons pas demandé ! Ceci est juste une ancienne croyance judéo-chrétienne. Et ce n’est pas en souffrant avec l’autre que nous allons l’aider. Bien au contraire, en étant positif, calme, dans le non jugement, nous apportons un certains réconfort.

Si nous côtoyons des victimes de ces attentats ou des personnes ayant perdu un être cher, parfois la meilleure chose à faire est de se taire et d’écouter. L’émotionnel à juste besoin d’être extériorisé. Une émotion qui reste à l’intérieur ronge. Une émotion exprimée (mise à l’extérieure) libère, soulage.

Il est important aussi de comprendre que notre mental entretient notre émotionnel et vice versa. Je m’explique. Si une peur fait surface, alors mon mental va l’analyser. Dans ma tête mes petites voix vont et viennent continuant à générer d’autres émotions telles que la colère ou la tristesse par exemple. Et nous nous retrouvons dans un cycle sans fin.

Il est donc plus qu’important de rester dans l’instant présent. Facile à dire je le conçois, mais pas impossible ! Nous pouvons plus que jamais devenir acteur de notre paix intérieure.

Arrêtons-nous, observons : Comment je me sens là maintenant au niveau physique et émotionnel ? Et que se passe-t-il dans ma tête ? Faites l’expérience, arrêtez-vous de lire et observez.
Et surtout ne vous jugez pas. Dans cet instant, respirez… La respiration est un excellent outil pour nous ramener dans l’instant présent. Nous ne respirons pas au passé ni au futur !
Cela ne dure que quelques secondes et votre mental recommence son monologue ? Ok , observez. C’est toujours un moment de calme et de sérénité. Imaginez juste ce qui se passera si vous respirez en conscience 5 fois ou 10 fois dans la journée.

Une autre chose importante : le positif entraîne et potentialise le positif. Si je décide de prendre soin de mon intérieur, non seulement je me fais du bien , mais j’aide aussi le monde.
Prenons conscience de notre responsabilité. En regardant 3 fois par jours le journal télévisé, en consultant sans cesse les réseaux sociaux qu’elle part de ma psyché suis-je en train de nourrir ? La positive ou la négative ? Souvenez vous de ce conte amérindien : il y a deux loup en toi, un qui est dans la colère, la vengeance, la négativité et l’autre dans l’Amour, la compassion, la bienveillance. Lequel des deux gagne demande l’enfant ? Celui que tu nourris répond le grand-père.

Bon courage à tous et une attention toute particulière aux famille des victimes.

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Les bénéfices du silence…

S’offrir le silence est un cadeau d’amour qui permet de mettre de côté le quotidien et la myriade de stress qui l’accompagne. Se rencontrer, revenir dans son intérieur, là où…

S’offrir le silence est un cadeau d’amour qui permet de mettre de côté le quotidien et la myriade de stress qui l’accompagne. Se rencontrer, revenir dans son intérieur, là où l’âme s’est endormie. Petit à petit, au fil des heures, « l’Être » s’éveille, laissant apparaître une joie et une tranquillité majestueuses. La sérénité qui nous envahit, une fois le mental et l’émotionnel calmé, est douce et salutaire.

La sophrologie s’appuie sur les travaux du philosophe Husserl qui parle d’épokhê. C’est à dire « mettre entre parenthèse » : mettre hors circuit le savoir, les jugements, passer du paraître à l’être. Pour cela il est nécessaire de revenir au corps, à la respiration, aux sensations… et le silence en est une voie directe.

Un mois après cette retraite en silence, je peux encore me connecter à cette joie par différents moyens : mantras chantés, respiration consciente et marche silencieuse en pleine nature. Il m’est encore difficile de rester totalement dans cet état d’être, mais au plus profond de moi , je sais que c’est possible ! Il me faudra certainement plusieurs retraites pour y arriver, mais peut m’importe.

La souffrance, visage de mon ego, n’est que le reflet de mon âme qui ne demande qu’a exister ! Juste être là, présente, dans l’instant, dans mon corps, dans mon cœur,dans cette dimension de l’Être qui est la source de ma spiritualité.

Plus je vais dans le silence, plus je prends conscience des rôles et des étiquettes que j’ai bien voulu me coller (mère, épouse, sophrologue, à rechercher des plaisirs éphémères pour (soi-disant) donner du sens à ma vie, en réalité pour compenser une partie de moi cachée dernière un mental bien trop présent). Tout cela pour toucher l’essentiel (l’essence-ciel), ce moi sacré, cette intelligence de mon cœur qu’il suffit juste d’écouter.

Cet espace, au cœur de notre cœur existe bel et bien. Il est pur, source de liberté, de bonheur et d’amour inconditionnel. A nous de prendre notre responsabilité et de lui donner vie.

Je suis responsable de mon bonheur et le silence me permet d’aller vers mon essence, cette partie de moi qui est pure et dans laquelle je me sens tellement bien, et je ne peux que vous encourager à entrer dans le silence à votre tour.

Pourquoi pas commencer maintenant ? Voici quelques conseils : éteignez votre auto-radio et roulez en silence, jetez votre TV par le fenêtre (rires), prenez JUSTE 5 min par jour pour être en réel silence intérieur et respirez en conscience (facile à faire dans les transports en communs), vous êtes trop dans votre tête ? Alors marchez en silence. Programmez-vous une journée de congé où vous resterez en silence, sans portable, tablette et autres ordinateurs…juste en observation et en lenteur de ce qui se passe à l’intérieur et à l’extérieur de vous et quelque soit l’activité : on peut très bien prendre une douche en conscience!).

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J’ai vécu une retraite en silence

« l’Homme est son livre d’étude, il doit en tourner les pages et en découvrir l’auteur » J Y Leloup. A la recherche de la paix intérieure, est-ce possible de…

« l’Homme est son livre d’étude, il doit en tourner les pages et en découvrir l’auteur » J Y Leloup.

A la recherche de la paix intérieure, est-ce possible de pauser le mental et l’émotionnel, pour juste « être » là dans l’instant ? Pour la 3° fois me voilà partie pour une semaine dans le silence. Ma petite voix intérieure m’oriente vers Pierre Chatel, une ancienne chartreuse située en Savoie. La souplesse du cadre de cette semaine intitulée « Seul et ensemble » me convient parfaitement, chacun étant libre de garder ou non le silence, de participer ou non aux activités proposées…parfait !

L’endroit est merveilleux, hors temps. Placé sur un haut rocher, avec une vue imprenable sur le défilé du Rhône. L’atmosphère est paisible et propice à la méditation et au recueillement.

Il faudra 2 jours pour que mon corps et mon mental se calment. J’observe cette agitation intérieure sans jugement. Difficile de tenir en place,de me concentrer sur quoi que ce soit. Je suis à 100 % dans le faire (mon égo me proposant X activités : marche, méditation, lecture…), mes pensées vont et viennent dans un désordre impressionnant ! Waouh , je n’arrive même pas à lire le déliant de l’association qui occupe les lieux ! Je ne me voyais pas si tendue…rires !
J’observe mes schémas de pensées, mes besoins de reconnaissance, d’être aimée…dans la bienveillance totale.

Le 3° jour, la notion de temps disparaît, mon corps passe au ralenti, mes pensées s’effacent de plus en plus et je commence à me sentir merveilleusement bien. Je passe en mode « être » et accueil, enfin, la grâce de l’instant… même si mon mental refait surface régulièrement,mon corps lui est paisible.

Le 4° jour, je suis juste là, présente à l’intérieur et à l’extérieur savourant cette plénitude. Le silence est la voie directe vers la liberté intérieure, vers cette sagesse que nous possédons tous,et qui ne demande qu’a être. Une joie profonde et durable fait surface,et mon mental s’estompe encore un peu plus.

Il y a la retraite que l’on imagine et celle qui est. Je m’imaginais marcher en pleine foret, passer de nombreuses heures en connexion avec Dame Nature afin de me ressourcer. Finalement, je passerai une grande partie de mon temps dans le cloître, à le nettoyer et y marcher méditativement.
En toute conscience et avec beaucoup de plaisir j’ai nettoyer mon temple intérieur. Avec joie je m’y suis lovée.

Le mot monastère vient de monastérion : lieu où l’on travail à devenir monos, UN, unifié. Je ne sais pas si je suis unie, mais après 4 jours je me sens extrêmement bien avec moi-même, en accord profond, avec le sentiment d’effleurer une dimension spirituelle qui me tend les bras. La spiritualité n’a pas de visage, elle est, là, au fond de nous même, au cœur de notre cœur.
Il suffit juste de vouloir y consacrer un peu de temps.
Les bénéfices de cette retraite dans un prochain article.

4 commentaires sur J’ai vécu une retraite en silence

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