« l’Homme est son livre d’étude, il doit en tourner les pages et en découvrir l’auteur » J Y Leloup.

A la recherche de la paix intérieure, est-ce possible de pauser le mental et l’émotionnel, pour juste « être » là dans l’instant ? Pour la 3° fois me voilà partie pour une semaine dans le silence. Ma petite voix intérieure m’oriente vers Pierre Chatel, une ancienne chartreuse située en Savoie. La souplesse du cadre de cette semaine intitulée « Seul et ensemble » me convient parfaitement, chacun étant libre de garder ou non le silence, de participer ou non aux activités proposées…parfait !

L’endroit est merveilleux, hors temps. Placé sur un haut rocher, avec une vue imprenable sur le défilé du Rhône. L’atmosphère est paisible et propice à la méditation et au recueillement.

Il faudra 2 jours pour que mon corps et mon mental se calment. J’observe cette agitation intérieure sans jugement. Difficile de tenir en place,de me concentrer sur quoi que ce soit. Je suis à 100 % dans le faire (mon égo me proposant X activités : marche, méditation, lecture…), mes pensées vont et viennent dans un désordre impressionnant ! Waouh , je n’arrive même pas à lire le déliant de l’association qui occupe les lieux ! Je ne me voyais pas si tendue…rires !
J’observe mes schémas de pensées, mes besoins de reconnaissance, d’être aimée…dans la bienveillance totale.

Le 3° jour, la notion de temps disparaît, mon corps passe au ralenti, mes pensées s’effacent de plus en plus et je commence à me sentir merveilleusement bien. Je passe en mode « être » et accueil, enfin, la grâce de l’instant… même si mon mental refait surface régulièrement,mon corps lui est paisible.

Le 4° jour, je suis juste là, présente à l’intérieur et à l’extérieur savourant cette plénitude. Le silence est la voie directe vers la liberté intérieure, vers cette sagesse que nous possédons tous,et qui ne demande qu’a être. Une joie profonde et durable fait surface,et mon mental s’estompe encore un peu plus.

Il y a la retraite que l’on imagine et celle qui est. Je m’imaginais marcher en pleine foret, passer de nombreuses heures en connexion avec Dame Nature afin de me ressourcer. Finalement, je passerai une grande partie de mon temps dans le cloître, à le nettoyer et y marcher méditativement.
En toute conscience et avec beaucoup de plaisir j’ai nettoyer mon temple intérieur. Avec joie je m’y suis lovée.

Le mot monastère vient de monastérion : lieu où l’on travail à devenir monos, UN, unifié. Je ne sais pas si je suis unie, mais après 4 jours je me sens extrêmement bien avec moi-même, en accord profond, avec le sentiment d’effleurer une dimension spirituelle qui me tend les bras. La spiritualité n’a pas de visage, elle est, là, au fond de nous même, au cœur de notre cœur.
Il suffit juste de vouloir y consacrer un peu de temps.
Les bénéfices de cette retraite dans un prochain article.

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