Le DHA est l’oméga 3 le plus essentiel, tant aux cellules du fœtus qu’à celles de l’enfant ou de l’adulte- jeune ou senior. La France est un des pays ayant les apports alimentaires en Oméga 3 DHA les plus faible, ce qui est préoccupant. Cet oméga 3 ‘préformé’ qu’est le DHA est très peu synthétisé par l’organisme ce qui doit être compensé par un apport exogène puisqu’ il se trouve à l’état naturel dans les poissons mais également certaines souches d’algues de culture, solution permettant une consommation de DHA éthique, durable et qui plus est sans avoir à s’exposer aux polluants des poissons et crustacés.

Les recommandations officielles ont évolué à la hausse depuis la reconnaissance du caractère indispensable de certains acides gras de la famille des oméga 3 et depuis les nouvelles informations concernant la faible conversion de l’oméga 3 végétal ‘acide alpha linolénique’ (ALA du lin, colza…chia…) en DHA (acide docosahexaénoïque ) du fait de plusieurs facteurs limitants.
Un petit point s’impose quant au DHA dans la famille des ‘oméga 3’.

Les oméga-3 sont des acides gras polyinsaturés (AGPI n-3) à longue chaîne dits « essentiels », parce qu’ils sont indispensables à la bonne santé de l’organisme.

Le chef de file des oméga-3 est le précurseur végétal (ALA), l’acide alpha linolénique apporté par l’huile de lin, de chia, de perilla… ; il est à l’origine des acides gras poly-insaturés à longue chaîne de la famille des oméga 3, dont l’acide docosahexaénoique (DHA) et l’acide éicosapentaénoïque (EPA)qui sont les Oméga 3 que le corps sait utiliser ; mais il faut noter que les conversions de ALA en EPA et DHA sont influencées par le sexe, l’âge, l’état endocrino-métabolique, le statut physiologique et le régime suivi, mais également par la prévalence des acides gras de la famille des oméga 6 dans l’alimentation (compétition pour la synthèse des acides gras dérivés). L’acide docosahéxaénoïque (DHA) étant en fin de chaîne de conversion, le précurseur ALA n’est converti en DHA qu’à hauteur de 1 à 5 % maximum!

Or le DHA est l’oméga 3 le plus fondamental pour la santé des cellules de tout âge. En premier lieu, il est important avant, pendant et après la grossesse. La consommation de DHA par la mère permet un développement normal du cerveau, du système nerveux et des yeux du fœtus (puis de l’enfant allaité), surtout au troisième trimestre où la croissance du cerveau est la plus importante..
On sait depuis peu que la consommation d’ALA (le précurseur végétal issu du lin, du chanvre, du chia…et donc du DHA) seule ne suffit pas pour apporter suffisamment de DHA au bébé à naître et la source ‘ huile de poisson ou poisson’ est à risque chez les femmes enceintes; le poisson peut contenir des métaux lourds, de la dioxine et des produits apparentés comme les PCB (polychlorobiphényles).
De plus les huiles de poisson contiennent des quantités élevées d’EPA et des quantités plus faibles de DHA ; si chez les adultes les deux acides gras sont utilisés, chez les nourrissons et les fœtus par contre l’EPA entre en concurrence avec le DHA dans la formation des membranes des cellules nerveuses, rendant l’administration d’huile de poisson riches en EPA problématique durant le jeune âge. Seul un apport en DHA est justifié précisait l’Anses dés Mai 2011.

omega3-dha

Tout comme le fœtus qui doit recevoir ce nutriment vital du placenta pendant la grossesse, le nourrisson en pleine croissance n’est pas en mesure de produire de façon efficace son propre DHA et doit donc le recevoir du lait maternel ou maternisé après la naissance, sans oublier qu’un niveau adéquat de DHA dans le régime maternel est également un allié tant pour la santé du cerveau de la mère, ses yeux et son cœur ainsi que pour la régulation de sa cascade inflammatoire…que pour son bien-être émotionnel (dépression du post partum).Haut du formulaire

Le DHA exerce donc des « rôles-clé « au niveau cérébral et nerveux en début de vie, mais le renouvellement du DHA a lieu tout au long de la vie, ce qui rend son apport tout aussi essentiel chez l’étudiant et l’adulte lors de situations de stress, déprime ou encore de sollicitations intellectuelles puisqu’il favorise les apprentissages, la motivation et la mémoire.
L’impact du DHA dans la physiologie cérébrale est multiple: le DHA intervient dans la régulation de la neurotransmission, la neurogénèse et la neuroprotection.
Il permettrait donc de ralentir le déclin cognitif avec l’âge, contribuant à un effet protecteur contre les maladies neurodégénératives dont la Maladie d’Alzheimer et autres troubles cognitifs.
Enfin le DHA permet la synthèse de dérivés lipidiques agissant contre l’inflammation dans l’organisme (résolvines) et en faveur de la cicatrisation (protectines et maresines) et participe à l’équilibre cardiovasculaire (le DHA d’algue peut par exemple se retro convertir en EPA à hauteur de 12% si besoin).
Un complément riche en DHA se révèle bien souvent indispensable donc mais en gardant à l’esprit l’importance de concilier les besoins du corps en nutriments naturels ET les besoins de la Nature, de l’environnement, via une supplémentation respectueuse, durable et (éco)logique.

Commentaires