26 janvier 2022
slow mouvement

Le slow movement… Et si on arrêtait d’accélérer ?

A l’heure actuelle, les gens sont pressés. Débordés. On exige d’eux qu’ils soient performants, efficaces et donc rapides. Si la tendance est à la vitesse grand v, que diriez-vous d’appuyer sur le frein ? Que diriez-vous d’aller à contre-courant, pour savourer chaque jour et chaque instant ?
Connaissez-vous les mouvements « slow » ? Vous l’aurez deviné, « slow » signifie « lent » et s’oppose donc à « fast » (rapide) et aux fameux « fast-food » notamment.

Le slow movement est né dans les années 1990 et son principal objectif était de venir palier au stress grandissant dont était victime la population. Ce mouvement appelle à la lenteur et ce, dans plusieurs domaines. Il y a le slow-food, les slow-cities, le slow management et tant d’autres déclinaisons. Si l’on devait résumer le tout, on parlerait de « slow-life ».

A l’heure de la rentrée, beaucoup adoptent un rythme effréné sans se soucier des conséquences néfastes sur leur santé. Quand la tendance est à l’accélération et que vous manifestez votre envie de décélération, vous faites souvent face à l’incompréhension, pourtant, regardons ensemble les avantages d’un tel choix de vie en mentionnant trois mouvements slow.

1. Slow-food ou l’art de manger sereinement

Que ceux qui n’ont jamais eu recours aux fast-food lèvent le doigt. Dans notre société, le temps imparti pour manger est limité. On « mange sur le pouce » alors on a recours aux fast-food. Manger rapidement sans se ruiner peu importe si on y laisse notre santé. Pourtant, on gagnerait à privilégier la slow-food. Notre corps s’en porterait mieux, nos économies aussi, puisqu’il s’agit en réalité de concocter des plats avec nos dix doigts. Mais, au delà de l’aspect pratique, il s’agit aussi de prendre le temps de manger. Savourer le plat tout en lâchant prise. Utiliser l’instant du repas pour évacuer la pression accumulée.

2. Slow-education ou l’art de laisser les enfants aller à leur propre rythme

Les professeurs sont formés pour enseigner une ou plusieurs matières à des élèves. Ils sont pleins de bonne volonté mais sont parfois découragés face à l’hétérogénéité de la classe qui leur est donnée. On exige d’eux qu’ils enseignent le savoir dont ils disposent à des élèves qui, même s’ils ont le même âge sur le papier, n’en sont pas moins des individus parfaitement différents.
Les programmes scolaires ne prennent pas en compte l’élève mais la classe toute entière. L’élève dans son individualité n’est pas considéré. Pour pallier à cela, les mouvements slow prônent la slow-education. Ce mouvement souhaite aller à contre-courant de ce qui se fait dans l’éducation « traditionnelle ». Il s’agit en réalité de supprimer les systèmes de notation qui nuisent à l’élève dans la mesure où cela fait naître chez eux un sentiment de compétition. L’idée est de laisser l’enfant évoluer à son propre rythme sans le rabaisser lorsqu’il n’obtient pas les résultats escomptés à tel ou tel moment de l’année.

3. Slow-travel ou l’art de voyager en pleine conscience

Prenez-vous le temps de savourer vos voyages ? Avez-vous pris le temps de savourer vos dernières vacances ? Et si l’on vous disait que vous pouviez, dès aujourd’hui, savourer le voyage sans forcément nuire à la planète ? Si l’on vous disait de prendre le train plutôt que l’avion, de préférer le vélo à la voiture, que diriez-vous ? Il s’agit de minimiser les conséquences néfastes sur la planète tout en étant près de la nature. Profiter des paysages uniques qui défilent sous vos yeux et des senteurs qu’ils vous offrent.

Finalement, les slow-movement ne sont qu’une autre formulation pour inciter l’homme à lâcher-prise. Et, si vous ne parvenez pas à avoir un mode de vie totalement « slow », ne culpabilisez pas.
Et puis, n’oubliez pas, la pédale de frein n’est jamais qu’à coté de l’accélérateur ….

Commentaires

Vanessa Castelli

Titulaire d'un master en philosophie et société à La Sorbonne, et sachant depuis longtemps que mon désir n'était pas de vouloir devenir professeur, la vie m'a récemment donné un coup de pouce. J'ai échoué au capes et si l'idée de tourner cette page germait dans mon esprit depuis des mois, cela a été le déclic. Passionnée de développement personnel et ayant assisté à des conférences dans ce domaine, j'aimerais devenir coach de vie et suivre une formation à la rentrée. J'aime écrire et aider les autres autour de moi. J'ai d'ailleurs une page Facebook sur laquelle j'extériorise mes pensées. J'aimerais montrer aux autres qu'après chaque nuit, le soleil se lève et qu'après chaque tunnel, on revoit la lumière. Projet ambitieux mais ne dit-on pas qu'il faut "viser la lune parce que même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles".

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