Etant donné que les françaises attribuent à leur pouvoir de séduction une note de 5,4/10 (seulement), nous avons demandé à Patrick Harris (coach en séduction depuis 1992, écrivain et conférencier) comment remonter le niveau en trois semaines !

Semaine 1 : On teste l’auto-séduction

1. On apprend à (se) sourire

A quoi ça sert ? En langage non verbal, le sourire est une arme de séduction redoutable. Comme l’explique Patrick, « il est associé aux valeurs de la joie, du plaisir, du bien-être. Résultat : on donne l’impression à notre interlocuteur qu’avec nous, la vie sera plus belle ! ».

En pratique, on fait comment ? « On s’entraîne ! Déjà, en se souriant à soi-même, devant un miroir, rien qu’une minute par jour. Ensuite, on teste sur les autres à la moindre occasion. » Et avec authenticité, s’il vous plaît ! Si le sourire n’est pas « habité » par quelque chose qui vient de l’intérieur, il paraîtra forcé. Réapprenons l’optimisme, et essayons, autant que possible, de poser un regard positif sur la vie. Le mouvement suivra naturellement ! »

2. On (se) regarde droit dans les yeux

A quoi ça sert ? A (se) rassurer ! Comment ? « Par association analytique : lorsqu’on est regardé droit dans les yeux, on fait le lien (inconscient) avec le regard aimant que nos parents portaient sur nous ». Or, c’est lui qui en partie, a nourri notre narcissisme, essentiel à notre construction psychologique. Regarder l’autre (et soi-même) droit dans les yeux, c’est une manière de dire « je suis avec toi ».

En pratique, on fait comment ? « Trois minutes tous les soirs, installée devant le miroir, on se parle à soi-même en s’observant vraiment, au fond des yeux », conseille Patrick. Peu à peu, on apprendra à soutenir le regard de notre interlocuteur.

En pratique, on fait comment ? « On apprend à exprimer nos sentiments et notre part de fragilité. En osant dire par exemple : « j’ai le sentiment de… », « ça m’a fait mal », « je ne sais pas quoi en penser », « ça me déstabilise », etc. » Attention, l’idée n’est pas d’imposer votre ressenti comme une vérité absolue, simplement comme l’expression de qui vous êtes !

 

Semaine 2 : On chouchoute nos relations.

1. On évite les sujets qui fâchent

A quoi ça sert ? Attention, se dévoiler n’est pas forcément synonyme de « plomber l’ambiance » ! Patrick prévient : « à force de parler de nos problèmes, on finit par devenir, aux yeux des autres, une « entité négative » à nous toute seule. Or, on le sait bien, ce sont les personnalités positives qui attirent ! »

En pratique, on fait comment ? « Sur le fond, on évite de parler de notre collègue acariâtre ou de nos idées politiques hyper tranchées. Du moins au début, conseille Patrick. Et sur la forme ? On s’inspire de la PNL en s’entraînant à adopter un langage positif ». Exemple : « ce film n’est pas si mal » deviendra « ce film est bien ! », et « je frôle le burn-out », « j’aimerais bien partir en vacances ! ».

2. On développe notre empathie

A quoi ça sert ?   Il est nécessaire que l’autre se sente entendu, écouté, compris, à deux dans la relation. Et ça, c’est générateur de lien ! »

En pratique, on fait comment ? « Pas question de laisser l’autre monologuer ! Il s’agit de s’intéresser réellement à lui, précise notre coach en séduction. Si en pratique, on ne sait pas comment faire, on peut s’appuyer sur les bases du questionnaire systémique : quand, où, pourquoi, comment, qui ? ». Si en revanche, on a l’impression de se forcer, ce n’est pas très bon signe !

3. On fait « émotions communes »

A quoi ça sert ? « Partager des moments forts, à deux, libère des hormones qui participent à notre attachement à l’autre ».

En pratique, on fait comment ? « On cherche à vivre des moments riches en émotions avec celui qui nous plaît, conseille le coach en séduction. Une randonnée en haute montagne, un film hyper triste (ou hilarant)… En bref, tout ce qui va aller titiller nos hormones ! »

Semaine 3 : On se lance « physiquement »

1. On apprend l’art du toucher

A quoi ça sert ?  Dans son ouvrage « 100 petites expériences de psychologie de la séduction » (Dunod), Nicolas Guéguen, chercheur en psychologie sociale, démontre que toucher le bras d’une femme permet à un homme d’avoir deux fois plus de chances d’obtenir son numéro de téléphone. C’est dire si le toucher participe amplement au jeu de séduction !

En pratique, on fait comment ? Si on n’ose pas l’approche tactile, qu’on a peur d’être trop intrusive, on y va en douceur ! On peut simplement poser sa main sur l’avant-bras de notre interlocuteur, pour appuyer un discours animé ou lui montrer quelque chose.

2. On aborde des inconnu(e)s dans la rue

A quoi ça sert ? « A développer ses capacités relationnelles. A aller vers l’autre pour être plus à l’aise lors d’un futur rendez-vous, surtout si on est trop timide ».

En pratique, on fait comment ? « On se fixe un objectif concret, conseille Patrick : arrêter quelqu’un dans la rue (une femme pour commencer, si ça nous rassure) pour lui demander un renseignement lambda (« Où est la station de métro ? »), puis tenter de trouver une « entrée » pour engager la conversation (« Oh, mais j’adore votre sac à main, où l’avez-vous acheté ? »). On répète le challenge jusqu’à être assez à l’aise, puis on tente avec un homme. » Même un papi ou un ado, c’est juste pour s’entraîner à aller vers les autres !

3. On provoque les rencontres

A quoi ça sert ? Ça y est, on se sent aussi séductrice que BB dans « Et Dieu créa la femme » (OK, à deux-trois détails près). Reste à mettre nos nouveaux talents à profits, et accessoirement, augmenter notre confiance en nous.

En pratique, on fait comment ? On se bouge ! Patrick Harris invite à s’inscrire dans un club de badminton ou de randonnée, sur un site de rencontres comme www.onvasortir.com ou www.adopteunmec.com. L’idée ? Optimiser ses chances de rencontrer, d’abord, des gens sympas, et peut-être même notre futur chéri. Et on applique tout ce que l’on vient d’apprendre, y compris avec des hommes qui ne nous plaisent pas forcément, ou avec des femmes : séduire, c’est un état d’esprit !

 

Bonus : Six gestes de séductrice à imiter (ou pas)

Décryptés par Caroline Messinger, formatrice spécialisée en langage non-verbal (3), co-auteure, avec Joseph Messinger, de « Ces gestes qui vous trahissent » (éditions First).

 

Se caresser les lèvres avec l’index. Ce geste, toujours associé à la séduction (car à la gourmandise), trahi pourtant une certaine impatience. Plus évaluateur que séducteur, il envoie le message : « Bon, tu attends quoi… le déluge ? »

 

S’asseoir en tailleur sur un canapé. Vue comme ça, cette position donnerait plutôt l’impression d’être « cool ». En réalité, c’est une posture très « rentre-dedans », qui montre sa disponibilité et son ouverture… à l’autre !

 

Croiser ses doigts, les index relevés, l’un contre l’autre, collés sur les lèvres. Si, les coudes posés à table, vous maintenez cette position, le message est clair : « j’ai très envie que ton corps se rapproche du mien. Là, tout de suite. »

 

Croiser ses bras sur la poitrine en se prenant par les épaules. En simulant un « auto-câlin », on inciterait l’autre à nous en faire un ? Pas vraiment ! Derrière cette posture, se lit ici est une insécurité fondamentale. Plus enfantine que séductrice, au final.

 

Se recoiffer (très) régulièrement. Cela traduit un côté narcissique : on a besoin de plaire, de voir que l’on plaît, sans forcément passer à l’acte. Là, on est dans la séduction passive, pas active !

 

Croiser une jambe sur l’autre, et l’enrouler autour de l’autre. Attention, cette posture censée être féminine est hyper trompeuse ! Elle dénote d’une envie de maîtriser et contrôler l’autre. Ne serions-nous pas un brin possessive ?

 

Vous avez la possibilité de lire d’autres conseils de séduction sur le site de Patrick Harris : coach-seduction.com, et pourquoi pas de lui demander directement de l’aide au 06 7619 5552 !

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