Savez-vous qui est votre pire ennemi ? Non, ce n’est pas cette collègue insupportable que vous devez vous coltiner à longueur de journée, ni cette femme qui ne peut pas s’empêcher de vous toiser ostensiblement à chaque fois que vous la croisez au cours de sport.

Allez faites un effort… Vous savez cette personne qui n’est jamais satisfaite de vous, quoi que vous fassiez ? Qui vous juge et vous décourage systématiquement ? Qui vous souffle que « vous n’allez pas y arriver » et que vous feriez mieux d’abandonner ?

Vous ne voyez toujours pas ? Et bien je veux parler de vous, ou plutôt de cette petite voix qui se fait passer pour vous et que l’on nomme « le saboteur ». Le saboteur, c’est ce discours intérieur négatif et automatique qui se fait passer pour vous et qui vous apporte des raisonnements très logiques pour vous empêcher d’avancer… Bref, un véritable empêcheur de tourner en rond qui fait tout pour vous écarter du bonheur que vous méritez !

La question que j’ai envie de vous poser maintenant est : avez-vous envie de reprendre le contrôle de votre vie et de mettre ce satané saboteur à la porte de votre vie ? Si la réponse est oui, super ! Alors lisez les conseils qui suivent. Et si la réponse est non… Eh bien vous pouvez quand même lire cet article jusqu’au bout, je réussirai peut-être à vous convaincre, qui sait ?

1. Apprenez à reconnaître votre saboteur

Le saboteur est assez facile à reconnaître tant son vocabulaire est pauvre : généralement, il emploie des phrases du style « Tu vas encore tout gâcher », « Tu es trop bête pour réussir », « Tu vas te rendre ridicule » ou encore « Pour qui est-ce que tu te prends ? »… Bref, son discours est très limitant et c’est normal : il est là pour vous empêcher d’évoluer et pour vous garder dans votre zone de confort, afin de s’assurer que vous n’allez pas revivre des expériences douloureuses du passé.

Mon conseil : Dans les moments de doute ou de stress, portez votre attention sur ce qui se passe en vous : quelles pensées négatives reviennent systématiquement ? Ont-elles un lien précis avec une expérience de votre passé ? Plus vous serez capable d’identifier dans quelles situations il se manifeste et de comprendre comment il fonctionne et moins il aura de pouvoir sur vous.

2. Votre saboteur n’est pas votre ami 

Tout au long de votre vie, vous avez développé des comportements dans le but de pas revivre des expériences douloureuses du passé que votre saboteur, lui, a parfaitement intégrées. Du coup, il ne se gênera pas pour vous le rappeler à chaque fois que vous envisagerez de vous aventurer hors de votre zone de confort, semant ainsi le doute, l’inaction ou tout un assortiment d’émotions paralysantes en vous. Face à ce que votre cerveau va interpréter comme un danger, vous préférerez faire marche arrière afin de retrouver la sécurité – en apparence seulement – de votre situation actuelle. Honnêtement, est-ce que vous feriez cela à un ami ? Essayeriez-vous d’avoir un discours motivant et rassurant ou critiqueriez-vous systématiquement – comme le fait le saboteur – tout ce que fait cette personne ? Non, bien entendu. Votre saboteur n’est pas votre ami : il ne vous veut pas de bien, il veut juste vous empêcher de vous réaliser.

Mon conseil : Ne confondez « saboteur » et « intuition ». Le premier va systématiquement anticiper de manière négative votre avenir – bien qu’il soit incapable de le prédire – alors que la deuxième saura ce qui est le mieux pour vous et vous fera toujours entrevoir des possibilités.

méditation gratitude

3. Votre saboteur a toujours quelque chose à (vous) dire 

Derrière chaque intervention de votre saboteur, il y a un besoin insatisfait ou un manque qui a besoin d’être comblé : d’amour, d’attention, de respect, d’acceptation… Malheureusement, votre saboteur est malin et sait se faire suffisamment bruyant pour que vous ne puissiez pas entendre ces messages. La relation que vous menez avec lui étant basée sur la peur (de ne pas réussir, de ne pas être à la hauteur…) vous êtes en quelques sortes « obligée » d’adhérer à un discours qui fait naître en vous des émotions pénibles. Le premier pas pour vous libérer de votre saboteur est donc de comprendre quel est le besoin derrière les apparences qui a besoin d’être exprimé. Plus vous écouterez ces messages et moins ils chercheront à se faire entendre. Votre saboteur aura donc beaucoup plus de mal à venir vous enquiquiner…

Mon conseil : Tout processus de changement implique de faire un travail sur soi, et la première chose est d’être honnête avec soi-même. Prenez du papier et un crayon, puis essayez de répondre aux questions suivantes aussi honnêtement que possible : « Suis-je heureuse ? », « Quel est mon idéal de vie ? » ou encore « Qu’est-ce qui ne me convient pas dans ma vie actuelle ? ». Identifier clairement ce qui vous pèse au quotidien vous aidera à mieux comprendre ce qui vous empêche de vous réaliser pleinement.

4- Personnalisez votre saboteur 

Vous l’aurez sûrement compris, votre saboteur n’est pas vous : c’est juste une petite voix qui est là pour vous dévaloriser, vous ralentir et vous empêcher de vous réaliser. Il n’est pas non plus votre intuition et encore moins votre ami. Bref, c’est un indésirable dont vous devez absolument vous séparer pour pouvoir enfin mener la vie que vous voulez vraiment. Et pour y arriver, il existe une technique très simple qui – je vous le garantie – fonctionne à merveille : personnalisez-le ! Pour commencer, donnez-lui un nom : masculin, féminin… C’est vous qui voyez ! Puis essayez de le matérialiser, cela rendra les choses encore plus concrètes. Vous pouvez l’imaginer comme étant une personne, un animal, un personnage de conte… Plus l’image que vous vous en ferez sera claire dans votre esprit et plus cela sera facile de le remettre à sa place quand il viendra vous ennuyer.

Mon conseil : Quoi que vous fassiez, votre saboteur sera toujours à vos côtés. La seule différence, c’est que vous savez maintenant qu’il a une existence propre et qu’il ne sait pas ce qui est le mieux pour vous (puisqu’il ne pense qu’à lui).

Alors la prochaine fois qu’il viendra pour vous rabaisser, dites-vous qu’il ne mérite pas que vous lui accordiez tant d’importance et imaginez-le en train de rétrécir, rétrécir…
C’est vous qui décidez, pas lui. Et vous pouvez décider que vous valez beaucoup mieux que lui.

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