Cultiver sa zone de confort, atteindre une zone d’excellence, se réaliser pleinement : les trois étapes du développement par l’action.
Dans la vie professionnelle ou privée, le critère de stabilité est fréquemment recherché.

Néanmoins, lorsque le douillet cocon menace de se transformer en prison dorée, il convient d’agir : la nature elle-même n’est-elle pas en perpétuel renouvellement ?

Doit-on pour autant tout « bousculer » ? Faut-il mener une révolution de A à Z ou bien chercher à élargir les bases de son périmètre de sécurité, tout en faisant preuve d’audace ? Autrement dit : oser « humer l’air » à l’extérieur de sa bulle, avant de pouvoir respirer à pleins poumons et optimiser ses performances.

Qu’est-ce que la zone de confort ?

La zone de confort se définit comme l’endroit où nos talents naturels rayonnent et nous distinguent. Elle se caractérise par un état comportemental permettant d’opérer sans anxiété, en utilisant une palette de savoir-faire presque innés pour produire un niveau constant de performance. Les avantages sont nombreux : régularité, absence de fatigue, maîtrise.
En dépit de cette aisance, il n’est pas rare d’avoir (un sentiment d’inachevé et de sentir que l’on a quelque part renoncé à l’essentiel : soi-même. Pourquoi ce sentiment ? L’une des racines vient probablement de la rigidité et du dogmatisme de notre système éducatif, appuyant souvent sur nos faiblesses plutôt que sur nos talents innés). Par ailleurs, obnubilés par une quête de performance et de représentation sociale, nous pouvons nous « perdre de vue ». En dépit de cette aisance, il n’est pas rare d’éprouver un sentiment d’inachevé, comme si l’on avait renoncé à l’essentiel : soi-même. Pourquoi cette perception ?

Si notre système éducatif a des vertus, sa relative rigidité appuient parfois davantage sur nos faiblesses que sur nos aptitudes innées. Par ailleurs obnubilés par une quête de performance et de représentation sociale, nous pouvons nous « perdre de vue ».
Or, la pyramide des besoins définie par le psychologue américain Abraham Maslow – une dynamique plus exactement, montre qu’une fois nos besoins physiologiques satisfaits et nos besoins de sécurité, d’appartenance ou d’amour assurés, un besoin d’estime se fait jour, prélude au désir d’accomplissement personnel.

Développer une culture de l’excellence

Dans nos sociétés occidentales, nous avons tendance à associer le changement à la notion de perte – à tort et, parfois, à raison. Comme le dit l’adage, on sait ce que l’on quitte mais on ignore ce que l’on retrouve.
Mieux vaut d’ailleurs appliquer avec prudence le conseil prodigué dans certains magazines ou blogs : sortir de sa zone de confort. Plutôt que de la « quitter », on préférera la « travailler » : loin de rompre avec ses talents et compétences, on les capitalise pour passer au niveau supérieur et ainsi atteindre sa zone d’excellence.

Il convient d’abord de s’y préparer : identifier les défis à relever ; évaluer si les qualités et aptitudes dont on dispose, permettent d’y faire face ; acquérir des compétences complémentaires, le cas échéant. Certes, cet entraînement demande de la régularité et les progrès sont parfois constitués de « minuscules pas » au quotidien. Néanmoins, dès que l’on franchit le premier cap, une concentration accrue s’instaure : on gagne alors en maîtrise et en autonomie. Un exemple : en travaillant dans une langue étrangère sans être totalement bilingue, on s’améliore tout en étant apte à accomplir sa tâche.

La reconnaissance, étape ultime avant d’atteindre la zone de réalisation

L’argent est souvent considéré comme un critère de reconnaissance suprême mais être estimé pour ce que l’on fait « réellement » dans sa vie, est le pilier de la réalisation personnelle. En effet, de l’adéquation entre nos activités et notre système de valeurs, naît un « cercle vertueux » qui génère les conditions d’une dynamique positive.

Considérons le trader, dont les bénéfices financiers donnent le vertige… Peut-il atteindre sa zone de réalisation alors qu’il doit, dans le cadre de ses fonctions, enfreindre certaines règles – sa propre grille de valeurs vacillant dangereusement ?

A l’inverse, une société dont l’argent est absent – comme celle des Massaïs – offre à ses membres des opportunités de réalisation satisfaisantes basées sur des principes éthiques simples : rester relié au sein de la communauté ; ne pas créer de division en soi et autour de soi ; tirer parti des épreuves ; faire l’expérience de ce qui est.

Conclusion

Cultiver sa zone de confort pour en faire une zone de réalisation, offre l’opportunité unique d’exploiter ses talents innés afin de se réaliser et d’emprunter l’ascenseur à grande vitesse de la réussite.
Cet accomplissement, ne relève pas de l’utopie : quel que soit son métier, chacun d’entre nous dispose d’un « potentiel personnel » susceptible de le mener à l’excellence et à la plénitude.

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