Après quelques excès ou problèmes de santé, peut-être avez-vous envie de vous lancer dans un jeûne. Cette pratique n’est pas à prendre à la légère et doit être envisagée en toute sécurité. Il est important de savoir si on peut le faire, de choisir sa durée et de se préparer.
 
Le jeûne, qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert?
Le jeûne est une pratique millénaire utilisée pour se détoxiner, se détoxiquer et se revitaliser sans prise d’aliments, uniquement de l’eau. De petites tisanes peuvent être consommées pour aider le travail d’élimination et de soutien (www.naturamundi.com  : tisane pour jeûner bio). Sa durée peut varier de quelques heures à quelques jours. Le système digestif est ainsi mis au repos. Cette économie d’énergie, sur un laps de temps déterminé, permet une meilleure utilisation des émonctoires. Ce sont les principales voies d’élimination des déchets dont dispose notre organisme : foie, intestins, reins et peau. Peu à peu, le corps se purifie, gagne en vitalité et le poids émotionnel s’apaise. Concrètement, les tissus inutiles, comme l’excès de graisse, se recyclent par un principe d’autodestruction intelligente mené par les macrophages de l’immunité et les enzymes permettant le nettoyage du corps. Pour fonctionner, notre métabolisme a besoin au minimum de 800 Kcal/jour au repos et sans manger. Il va donc puiser selon ses besoins dans ces tissus. Pour notre exemple, l’excès de graisse va être transformé en acide gras pour le fonctionnement du corps. Quand le corps a fini, il passe aux tissus sains sans toutefois toucher aux organes vitaux avant 40 jours. Il est donc impératif d’individualiser le jeûne avec votre naturopathe.
 
Peut-on faire un jeûne ?
Au cours du jeûne, des crises curatives peuvent avoir lieu proportionnellement à la quantité de toxines éliminées. Le jeûneur peut ressentir des odeurs corporelles telles que mauvaise haleine, sueurs, urines et selles nauséabondes ou éruptions cutanées. Lors de ces crises curatives, il peut éprouver également des maux de tête, des vertiges, une petite fièvre, une production de crachats ou des vomissements. Les signes d’alarme pour l’arrêt du jeûne peuvent être les insomnies de plus de 2 nuits, des hallucinations ou délires, de l’angoisse, une crise d’acétone (l’haleine sent l’éther), une anurie (blocage des reins), une incapacité à se tenir debout ou marcher. Il semble naturellement dangereux de continuer dans ces cas-là. Plus la vitalité et les surcharges sont fortes et plus les crises curatives seront fortes, signe que le corps a beaucoup de potentiel pour éliminer. Si vous êtes affaibli, il n’y en aura pas. Le jeûne est alors inutile. C’est pourquoi, le jeûne est absolument contre-indiqué aux grands sous-vitaux et/ou grands médiqués, aux insuffisants rénaux, aux nourrissons, aux femmes enceintes (ce n’est plus le moment de détoxiner !), aux anorexiques, aux hypotendus dont la tension est inférieure à 8, aux hypoglycémiques et en cas de cirrhose. Dans une moindre mesure, pas de jeûne non plus pour les personnes maigres, tout profil psychologique en rapport avec la nourriture, les travailleurs de force, les participants à un événement sportif, les convalescents, les hypotendus dont la tension se situe entre 8 et 10 et les personnes âgées.
 
La durée
L’idéal pour le débutant est de commencer par ce que l’on appelle un micro-jeûne. C’est-à-dire que l’on commence par avancer le repas du soir et reculer le petit déjeuner du lendemain matin. Progressivement, on augmente d’une journée à 5 jours. Pour les jeûnes plus longs, voici le lien du site internet www.jeune-et-randonnee.com afin d’être encadré par des thérapeutes compétents.
 
La préparation et la sortie du jeûne
La préparation est très importante. Elle permet d’habituer progressivement le corps à se détoxiner sans trop de crises curatives lors du jeûne.
Avant : diminuer progressivement la consommation des viandes, charcuteries, fromages, céréales à gluten, fruits, café, thé et chocolat pour ne garder que les céréales sans gluten et les légumes verts.
 
Pour 5 jours de jeûne, les 2 jours précédents seront consacrés à une phase de descente et les 2 jours suivants à une phase de remontée :
 
Phase de descente : faites cuire pendant 2 heures une grosse soupe d’un mélange de légumes bien fibreux comme le poireau, le céleri branche, les haricots verts, la salade cuite. Ne coupez pas trop petit, ne mixez pas non plus. Vous pouvez même ajouter un peu d’agar-agar pour l’apport supplémentaire de fibres. Cette soupe apporte des minéraux et des nutriments.
 
Phase de remontée : prenez des soupes légères de légumes verts, puis des jus de légumes crus, puis des légumes cuits, puis des céréales sans gluten. Introduisez ensuite les viandes et poissons.
 
Accordez-vous du temps pour vous lors de votre jeûne. Faites-le de préférence en été, lors d’un moment libre que vous aurez choisi et dans un cadre de nature. Reposez-vous. Profitez-en pour pratiquer des activités manuelles, artistiques, du jardinage, de la méditation, de la relaxation, écrire, lire, écouter de la musique, marcher ou pratiquer le yoga.
Je vous joins pour terminer une vidéo et un livre pour compléter et aller plus loin :
 

 

http://livre.fnac.com/a8905198/Thierry-V-de-Lestrade-Le-jeune-une-nouvelle-therapie
Santé à tous !

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