Les temps changent, la vie change, nous changeons et la seule chose qui ne change pas vraiment est le changement. Il reste toujours pareil comme si rien ne l’atteignait, mais on le comprend davantage aujourd’hui qu’avant et si changer, pour certains d’entre nous, veut nécessairement dire se vautrer dans la peur, il en est tout autrement pour d’autres…

Un ami, lors d’une conférence qu’il offrait hier, m’a rappelé que changer est possible et que changer de façon douce l’est tout autant. Vivre le changement ça s’apprend, comme n’importe quelle autre chose!

L’insécurité nous effraie

Il ne fait pas peur à lui seul le changement. C’est l’insécurité que nous vivons souvent à l’heure des transformations qui nous effraie. Être bien calé dans un « connu » ayant une assise peu confortable peut s’avérer être le choix que nous ferons relativement au changement puisque ce dernier nous parle de l’inconnu et du mystère l’entourant.

Ce fameux inconnu que beaucoup redoutent. Remarquez que certains y carburent pour de bonnes raisons ou encore pour des raisons obscures. Quoi qu’il en soit, l’inconnu fait souvent peur et bien des ravages dans notre imaginaire fertile avant même qu’il ne devienne connu.

Parce qu’à ce moment bien précis, il nous arrive fréquemment de nous rendre compte que nous avons nourri des chimères qui, dans les faits, n’avaient pas lieu d’exister, même dans un monde d’utopies!

Le deuil qui s’impose

Une autre chose qui nous est difficile à accepter et c’est là-dessus que mon ami a mis l’accent, hier soir, c’est le deuil que nous vivons nécessairement quand nous vivons aussi un changement. Lui, en ses mots, nous expliquait qu’à faire certains choix différents qu’à l’accoutumée, on mettait inévitablement des trucs de côté.

J’ai pensé comme lui et je le pense encore. On ne peut tout vivre à la fois après tout! Et, ces changements ou transformations dans nos vies, nous amènent à faire de véritables deuils, petits et gros, que ce soit dans ce que nous vivons quotidiennement ou plus rarement, dans nos comportements ou nos perceptions, dans nos choix d’amis, etc.

L’important est de savoir…

Mais l’important, lorsque nous vivons de tels « bouleversements », qu’ils soient positifs ou non, choisis ou imposés, c’est de se souvenir de qui nous sommes et de l’itinéraire de vie pour lequel nous avons opté.

Ainsi, faire souvent des bilans conscients sur ce que nous vivons et comment nous décidons de le vivre nous aidera à mieux saisir ce qui nous bouleverse tant, encore une fois, positivement ou négativement.

Parce que, ne l’oublions pas, la vie est bien faite, du moins, je crois, et elle n’aime pas le vide. Si pour une raison ou l’autre nous vivons des transformations, petites ou grandes, et que du coup, des choses disparaissent, elles seront indubitablement remplacées par d’autres choses.

C’est ce qu’on pourrait appeler la magie de la vie! Et tant qu’à vivre dans un monde utopique où l’on se fait peur avec tout ce qui est nouveau, aussi bien y vivre en se disant que tout ira pour le mieux et surtout, que tout est parfait.

La vie est parfaite

S’il est difficile souvent, lorsque nous vivons des bouleversements, de s’accrocher à des idées positives, celle de la perfection, bien que très dérangeante, nous procure un mieux-être inégalé. Il peut d’ailleurs se traduire par le lâcher-prise et l’acceptation.

« Souvenez-vous, disait mon ami, qu’en tombant dans une chute d’eau et en nageant à contre-courant, il y a de fortes chances de vous noyer. Par contre, bien qu’illogique pour notre cerveau, en nageant vers le bas fond, le courant naturel de l’eau vous fera remonter! »

N’est-ce pas là des paroles de sagesse qui font du bien quand on y pense? Cela signifie donc qu’à se débattre avec l’idée du changement, nous nous rendons la chose encore plus difficile qu’elle ne l’est en réalité.

À méditer!

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