Selon Renaud Gaucher, économiste du bonheur, pour développer le bien-être au travail on a besoin de trouver du plaisir dans son travail – ce qu’on appelle le bonheur hédonique en psychologie – et ressentir l’envie de s’accomplir dans son travail en réalisant son potentiel – ce qu’on appelle le bonheur eudémonique. Cela peut, bien sûr, également s’appliquer à tous les autres domaines.
Loin de la recherche du bonheur simplement par l’accumulation de moments de plaisir, le bien-être est plus complexe et intègre la notion d’objectifs et de buts dans la vie, la réalisation de soi.

Les relations entre le bien-être psychologique et les systèmes physiologiques ont bien été explorées depuis une quinzaine d’années. Notre bien-être représente une protection contre les facteur négatifs pour la santé. On constate une plus forte résistance aux maladies, un meilleur fonctionnement hormonal et immunitaire, une baisse du cortisol, une tension artérielle et un rythme cardiaque moins élevés, et moins de phénomènes inflammatoires.

Dans le modèle SPIRE, selon Tal Ben Shahar et Megan McDonough du Wholebeing Institute, aspirer au bien-être passe par un épanouissement:
Spirituel, c’est à dire vivre une vie pleine de sens
Physique, prendre soin de son corps
Intellectuel, cultiver un rapport au savoir à la connaissance et aux arts
Relationnel, développer un soutien dans sa communauté
Emotionnel, développer sa résilience et son appréciation des émotions positives

Martin SELIGMAN, le père de la psychologie positive, développe les composantes du bonheur et du bien-être psychologique dans le modèle PERMA. Pour nous épanouir pleinement nous avons besoin des éléments suivants:
Emotions Positives, en lien avec l’optimiste, la joie, l’accomplissement et la satisfaction.
Engagement dans les activités de notre vie où l’on s’épanouit, on se développe, on apprend : « Le Flux ou Flow ».
Relations positives, sources de soutien, d’affection et d’équilibre.
Mettre du sens dans nos objectifs, une vision plus globale de notre vie.
Accomplissement, avoir de l’estime pour soi et nous réaliser nous-mêmes.

Les 6 dimensions du bien être psychologique

C. RYFF et B. SINGER ont mis au point une échelle basée sur un questionnaire permettant d’évaluer le niveau de bien-être d’une personne. C’est le modèle DDRAMA:

1. Donner du sens à la vie

Ressentir que sa vie est utile, avoir des croyances positives et des objectifs avec optimisme.

2. Développement personnel

C’est être continuellement ouvert aux nouvelles expériences pour de mieux en mieux se connaitre et améliorer son efficacité. Réaliser son potentiel.

3. Relations positives avec les autres

C’est être chaleureux, confiant, savoir créer des liens, être proche et avoir de l’empathie envers les autres, faire preuve d’altruisme et savoir donner et recevoir.

4. Autonomie

Faire preuve d’indépendance, être déterminé, resister aux pressions extérieurs et savoir se réguler intérieurement, juger les choses selon ses propres valeurs et se faire confiance.

5. Maîtrise de l’environnement

C’est accepter et contrôler la complexité dans la vie, savoir saisir ou créer les opportunités et faire des choix. Créer un environnement qui soit en accord avec ses propres besoins et ses valeurs personnelles

6. Acceptation de soi

Avoir une attitude positive par rapport à soi-même, s’apprécier, accepter tous ses aspects et avoir une vision positive de son passé. connaitre ses forces et ses limites.

 

En observant ces différents modèles nous pouvons donc déterminer les facteurs à favoriser pour plus de satisfaction et d’épanouissement dans la vie.

Il s’agit de mettre en relation nos pensées et nos actions avec une ou plusieurs des dimensions du bien-être, les discuter, les remettre en question et les observer avec une vision extérieure objective. Ensuite, identifier nos sources de bien-être personnelles et les mettre en rapport avec les pensées et les actions positives afin de les développer vers plus d’expériences de bien-être et de créativité.
Références: J. Cottraux et G. Fava

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