Dans n’importe quelle situation il est toujours possible de faire un choix. Cela n’implique pas forcément que la situation en sera changée mais simplement que votre façon de l’aborder sera différente.

Prenez un exemple tout simple du quotidien : Vous êtes pris dans un embouteillage.

Des véhicules se sont accumulés derrière le vôtre, vous ne pouvez plus faire demi-tour, que faire, sinon patienter ? Deux possibilités s’offrent à vous.

La première: vous vous énervez, vous râlez, vous klaxonnez non stop. En fait, vous générez un stress qui risque de vous faire passer une journée difficile.

La deuxième: vous vous dites que vous n’avez pas d’autre choix que d’accepter cette réalité, alors, vous décidez de changer ce moment. Vous mettez une musique douce à la place des informations catastrophes et des publicités harassantes. Vous choisissez de vous caler confortablement dans votre siège. Vous respirez en conscience, en allongeant vos expirations pour amener du calme en vous. Vous repérez vos tensions musculaires et à chaque expiration vous envoyez de la détente pour évacuer ces tensions. Ça ne change rien à l’embouteillage, vous n’avancerez ni plus vite, ni moins vite mais par contre, ce qui va changer, c’est votre météo intérieure.

Vous pensez peut-être « plus facile à dire qu’à faire ! ». C’est vrai, il faut un peu d’entraînement et de détermination, mais pourquoi ne pas essayer ? Qu’avez-vous à y perdre ?

Nous sommes souvent confrontés à des choix plus cornéliens comme : changer d’emploi, déménager, prendre la décision d’une rupture. Il est judicieux de se poser les bonnes questions évidemment, et de prendre conscience des aménagements possibles pour rendre la situation plus acceptable, moins douloureuse.

Soyez honnête avec vous-même et reconnaissez si vous êtes prêt à sortir de votre zone de confort. Si l’inconnu vous paralyse, ce qui est tout à fait légitime, inutile de vous culpabiliser ni de vous torturer, demandez plutôt l’aide d’un professionnel pour vous accompagner et vous aider à appréhender votre démarche de changement.

Il est fréquent d’attendre que le responsable ou les responsables de nos difficultés, c’est à dire l’autre, tous les autres, modifient leur comportement à notre égard. C’est la faute de notre conjoint, de nos enfants, de nos collègues, de notre boss…

Apprenez plutôt à dire non, par exemple, et exprimez clairement ce que vous souhaitez. Apprenez à discerner vos besoins, prenez le temps de les reconnaître, et de les formuler. Si vous vous plaignez d’être toujours « la bonne poire », interrogez-vous sur votre capacité à recevoir, à demander, à déléguer. Certains traits de votre personnalité, qu’il s’agisse de perfectionnisme, de rigidité, de timidité excessive, vous desservent parfois.  Prenez conscience que là encore, vous avez le choix, soit de continuer à vivre d’une façon qui ne vous convient pas, soit d’évaluer ce qu’il vous est possible de faire pour que les choses s’améliorent.

Lorsque vous dites « Je n’ai pas le choix », soyez sincère avec vous-même, est-ce une manière de rester dans votre zone de confort ou bien est-ce une situation dont vous vous accommodez parce-que vous pensez que changer ne vous apportera pas un mieux?Et surtout, en avez-vous envie?

Le chemin vers la connaissance de soi n’est pas une promenade tranquille, il est long, souvent difficile mais, jamais inutile. C’est cela qu’il faut retenir pour atteindre votre objectif de changement.

Je conclue par ce proverbe « Le plus grand risque à prendre est de ne pas prendre de risque du tout».

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