Cet article vous est proposé par Sylvia Galinier, Coach Décisionnel et de Transition

Lorsque nous devons prendre des décisions pour entreprendre quelque chose de nouveau, aller au bout d’un projet, d’un rêve, qu’il soit personnel ou professionnel, nous faisons systématiquement MARCHER NOTRE TÊTE avant notre CŒUR. Comme si il n’y avait qu’elle en qui nous pouvions faire confiance. Car elle analyse, pèse, détecte le moindre risque, elle envisage tous les scénarii et nous donne cette impression de CONTRÔLE qui nous sécurise tant. Elle est d’ailleurs placée au sommet de notre corps telle une tour de contrôle. Le cœur lui est au centre, il est intérieur, il bat sans notre contrôle.

Le mental a été longtemps élevé au rang supérieur dans la prise de décision. Le monde de l’entreprise ne valorisant que le côté cartésien de l’homme et le progrès fulgurant de la science nous a doucement fait glisser dans une vision monochrome du potentiel humain. Or, nous savons depuis longtemps que nous avons trois cerveaux. La tête, le cœur, et le viscéral, qui ont tous les trois leurs propres neurones. Les trois créent un équilibre important pour notre bien-être physique et psychologique. Pourtant le réflexe que nous avons acquis est d’aller le plus souvent du côté cartésien dès que nous sommes face à une interrogation.

Evidemment, notre tête est bien utile et indispensable à notre quotidien, à nos projets, à notre vie professionnelle et elle est en quelque sorte notre garde-fou. Cependant, c’est lorsqu’elle prend le dessus sur nos réelles envies, nos besoins profonds ou bien qu’elle inhibe les valeurs profondes censées nous animer qu’elle devient notre ennemi. Le vocabulaire récurrent qui obstrue notre tête et nous empêche d’avancer est reconnaissable au : « Oui mais… » « Et si ceci et si cela… » « Il faut, je dois… » « Je tourne en rond… » « J’ai peur… » « Je n’y arriverais pas… ». Le cœur, lui, parce qu’il est animé par nos vrais désirs va souvent à l’encontre de ce que nous nous imposons comme obligations, ce que nous devrions être par opposition à ce que nous voulons être. Nos désirs sont souvent HORS de notre zone de confort (devenu inconfortable). Cependant, DEVOIR ETRE c’est être en réaction, VOULOIR c’est être en action.

Le mental nous pousse à chercher des réponses à l’extérieur de nous-mêmes. Mais la réponse est en fait intérieure, dans notre viscéral, comme on dit « dans nos tripes ». Lorsque nous avons confiance en nous et que nous croyons en nos projets, nous ne voyons plus des obstacles mais des solutions. Les autres n’ont rien à voir avec nos envies, elles nous appartiennent et nous sommes les seuls à pouvoir agir pour les concrétiser.

Votre cœur vous parle… Connectez-le à votre tête. Ne les laissez pas être en conflit et faites les travailler ensemble, ils iront plus loin. Sinon les symptômes qui vous guettent seront la frustration, la tristesse, la non-motivation, la fatigue psychologique, le stress et les doutes latents. Et on finit par ne plus savoir qui on est, ce qui nous anime et nous fait du bien.

Je vous propose de prendre le temps d’investiguer cette partie intérieure de vous-même et de lui laisser une chance de s’exprimer avec quelques outils pour enclencher votre écoute :

1. Choisir des relations bienveillantes

Entourez-vous de gens qui croient en votre projet et qui font eux-mêmes des changements décisifs dans leur vie. N’écoutez pas les personnes négatives qui nourrissent le doute et donc votre mental. Vous le nourrissez déjà assez!

2. Enclenchez le mouvement

Faites le premier petit pas vers ce que vous voulez changer et observez ce qui se passe. Personne n’a jamais gravi l’Everest d’une seule traite.

3. Se faire confiance

Apprenez à faire confiance à votre intuition et à écouter vos émotions, sans jugement.

4. La visualisation

Visualisez-vous en train d’atteindre votre objectif tous les jours. Que ressentez-vous psychologiquement, physiquement? Qu’est ce qui serait différent dans votre vie ?

5. Amorcez un dialogue intérieur positif

Nous sommes souvent notre premier démotivateur par la répétition de pensées négatives. Otez de votre vocabulaire intérieur les phrases comme « Je ne suis pas capable », Il/elle est tellement plus ceci ou plus cela », « Je suis trop nul(le) ».

6. Apprenez ce qui vous retient vraiment

Demandez-vous quels obstacles vous retiennent réellement? Et pourquoi vous vous accrochez tant à eux pour ne pas avancer ?

7. Apprenez à vous CONNAITRE…

Pas ce que vous faites, mais QUI vous êtes. Les valeurs qui vous animent. Quel sens vous voulez donner à votre vie ?

8. Ne vous comparez pas aux autres!

La recherche en psychologie positive a montré que se comparer est l’un des pires obstacles au bonheur.

9. Faites-vous accompagner dans votre quête !

Il y a des professionnels qui sont là pour ça ! Coachs, conseillers d’orientation, psychothérapeutes spécialisés…

10. Action ou Réaction ?

Demandez-vous si vous êtes en réaction de votre vie ou en action de votre vie. Ce que je fais tous les jours, est-ce que je le veux ou est-ce que je le subis ?

11. Sortez de votre cercle vicieux

Soyez ouvert à tenter de nouvelles choses. Personne n’a jamais concrétisé un changement de vie en reproduisant les mêmes schémas négatifs.

Le potentiel humain est illimité. La seule vraie limite qui existe est celle que nous nous créons !

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