se connecter à soi

L’été, un moment idéal pour se connecter à soi

Souvent, dans notre vie de tous les jours, nous sommes en mode représentation, il faut faire bonne figure : être beau, être bon, avoir une belle maison, aller dans des endroits à la mode, être performant, efficace, branché… Au fil du temps, nous avons été habitués à faire fi de nos ressentis, à agir en mode robot pour correspondre à cette sorte de façade idéale que l’on s’est créée : tout roule ! Sauf qu’à force de ne rien montrer de nos émotions, de ravaler nos colères et nos frustrations, de garder nos larmes, d’avancer coûte que coûte pour préserver notre « vitrine » sociale, nous nous éloignons de nous, de notre véritable identité et ceci devient la source de déséquilibres profonds.

Garder l’énergie positive des vacances

La pause estivale, le temps plus doux et le changement de rythme facilitent un retour à soi nécessaire pour aborder la rentrée sereinement et garder le bénéfice de ses vacances. Nous vivons, parfois malgré nous, dans l’ère du marketing de soi, les réseaux sociaux nous le prouvent chaque jour, comme si nous nous transformions en « objets » à valoriser. Nous nous mettons en permanence en mode « faire et avoir » plutôt qu’en mode « être ». Heureusement, nous sommes des « sujets » et avons le choix de le rester ! Comment ?

Reprendre sa liberté

L’idée est de se défaire de ces schémas de fonctionnement pour se retrouver au plus près de nous, de qui nous sommes, de notre vraie nature, plutôt que d’emmagasiner nos expériences et blessures sans avoir pris la peine de les digérer. Il est nécessaire de bannir ce mécanisme sournois qui bien souvent fait le socle de maladies chroniques ou aigües. Une pelote de laine toute nouée à l’intérieur… Or, en déroulant la pelote, le fil, jusqu’au cœur, on peut réapprendre à reconnaître les symptômes qui nous gênent, les ressentis qui y sont liés et à les sortir de soi ou en tout cas à les distancier de façon à ne pas s’identifier au symptôme mais à le gérer indépendamment du reste de notre être comme une question à part entière. Ainsi nous ne sommes pas chômeur mais nous recherchons un emploi. Autrement dit, nous ne sommes pas le problème, nous ne nous identifions pas à lui, nous sommes dans une dynamique de résolution de ce problème. Une forme de méditation active dans laquelle nous nous reconditionnons, nous nous mettons à l’écoute de soi, de son corps, de ses besoins.

Redécouvrir l’enfant qui est en nous

Nous pouvons par exemple nous remettre dans la peau de l’enfant que nous étions et refaire ce chemin d’apprentissage qui consiste à acter et à identifier les ressentis et émotions liés à une situation donnée. Ensuite, nous en observons les conséquences et en tirons les conclusions pour se réajuster. Gardons en tête que s’adapter ne veut pas dire s’oublier au point de se perdre mais se connaître suffisamment pour être flexible et ouvert aux situations qui s’offrent à nous.

Se sentir plus léger et plus fort

Il s’agit donc de mettre des mots sur les maux afin de comprendre, éventuellement de rectifier les choses et de permettre à notre organisme de retrouver son équilibre après la tempête, de ranger ses dossiers plutôt que de les enfouir et de les recouvrir d’épaisses carapaces. Revenir à l’origine et traverser l’émotion plutôt que de la bloquer et la stocker quelque part nous permet de dépasser les situations en en tirant toute la richesse de l’expérience dans le respect de soi.